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La grenouille a soif de succès

La grenouille a soif de succès Zoom sur La grenouille a soif de succès

À Vahl-lès-Bénestroff, La Grenouille assoiffée commence à se faire un nom. En seulement un an d’existence, les productions de la micro-brasserie familiale ont conquis les amateurs de bonne bière. Au point qu’un nouvel atelier est attendu l’an prochain pour satisfaire une demande croissante.

 

La Grenouille assoiffée a l’art de se faire mousser


La brasserie artisanale de Vahl-lès-Bénestroff rencontre un beau succès. Plusieurs restaurateurs proposent sa bière d’excellence à leur carte, et les particuliers affluent. Une extension est au programme, pour développer l’activité. À l’étage de la maison lorraine de Caroline Ernst et Jean-Marc Lichtlé, dans la Grand-Rue de Vahl-lès-Bénestroff, tous les secrets d’une bonne bière sont jalousement gardés. Les deux brasseurs artisanaux ont longuement étudié la question, et multiplié les essais pour arriver au résultat escompté : une bière aux saveurs complexes, à l’amertume contenue, à la dégustation qui met en émoi les papilles.


L’an dernier, après quantité de démarches administratives et une parfaite maîtrise de son art, le couple a lancé son entreprise, La Grenouille assoiffée, tout en continuant à travailler par ailleurs. Un choix risqué. « Le matériel coûte cher, et il a fallu aménager la grange pour la transformer en laboratoire qui réponde à toutes les normes », signale Jean-Marc Lichtlé.


Mais au final, la passion et le savoir-faire des deux brasseurs de Vahl-lès-Bénestroff ont rencontré très rapidement l’adhésion des amateurs locaux de bière. « Le produit plaît, reconnaît Jean-Marc Lichtlé. Depuis 2011 que nous faisions des tests auprès de notre entourage, on a appris ce qu’attendait le public. Lorsque nous avons lancé notre production en août 2013, plusieurs restaurateurs nous ont fait confiance. Les magasins de produits régionaux représentent aussi une grosse part de nos ventes. » Le reste est acheté par des particuliers directement sur place.


En un an, La Grenouille assoiffée a déjà produit 14 000 bouteilles de bière blonde en fermentation haute, ambrée, brune, ou spéciale pour Noël.


« Nous sommes au maximum de notre capacité de production, souligne le brasseur passionné. C’est notre activité du week-end et de nos vacances ! » Peut-être plus pour très longtemps. Car chaque brassin, soit environ 550 bouteilles, est rapidement vendu après sa production. Au point que Caroline Ernst envisage de quitter son travail pour se consacrer à temps plein à La Grenouille assoiffée. Et que le couple a entamé des démarches pour construire une nouvelle brasserie. « Nous occupons actuellement une partie du premier étage de la maison familiale, précise Jean-Marc Lichtlé. Ce n’est pas pratique. Nous voulons ouvrir un nouvel atelier de 200 m² de plain-pied dans notre jardin, entre notre maison et l’église. Nous espérons pouvoir l’inaugurer fin 2015. »


En attendant, Jean-Marc et Caroline continuent à développer leur petite entreprise. Il y a quelques semaines, ils ont investi dans une nouvelle machine, une embouteilleuse beaucoup plus rapide. « Avant, il nous fallait 8 heures pour mettre en bouteilles un brassin de 200 litres. Maintenant, il faut un peu plus de 2 heures. » Un investissement de près de 3 000 ¤, qui a été aidé par une subvention de l’Amicape (Aide mosellane à l’investissement des commerçants, artisans et petites entreprises) du conseil général avec le soutien de la Chambre de métiers. Petit à petit, la grenouille devient plus grosse… et reste toujours autant assoiffée !


Un long processus technique


Fabriquer de la bière n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Le processus est long et très technique. Aucune étape ne souffre d’approximation, ni dans sa durée, ni dans ses températures, ni dans le dosage et la qualité des ingrédients.

 

La première réside dans le choix des matières premières. La Grenouille assoiffée utilise exclusivement des produits français : de l’eau de Vahl-lès-Bénestroff, du malt d’orge et de blé, du houblon, un peu de levure et de sucre…

 

L’orge malté est d’abord brassé avec de l’eau, son amidon se transformant en sucre, qui deviendra par la suite de l’alcool. Ensuite, l’ensemble est mis à ébullition, pour la stérilisation. Le houblon,

qui donne l’amertume et une partie des arômes, est ajouté à cette étape. Puis, le liquide fermente pendant trois semaines avec de la levure dans un fermenteur.

 

Au moment de l’embouteillage, du sucre est ajouté pour la dernière phase de fermentation, en bouteille. Une dernière opération qui dure 10 jours. Une large étiquette blanche, siglée d’une

grenouille souriante un verre à la main, est collée sur la bouteille "Steinie" de 33 cl juste avant de pouvoir mettre en vente le précieux nectar.

 

« Cette étiquette, très artisanale, est immédiatement identifiable, se félicite Jean-Marc Lichtlé. Elle tranche avec toutes les autres, souvent très colorées. On m’a souvent dit qu’il fallait la changer. Mais quand on arrive face au rayon, c’est elle qu’on remarque le plus ! »

 

Samedi 13 septembre 2014 - Le journal de Sarrebourg et le Saulnois


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